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Décret d'expulsion : Comment la procédure de vidage des logements évolue

Décret d'expulsion : Comment la procédure de vidage des logements évolue

Le gouvernement a approuvé le projet de loi sur les expulsions qui introduit l'injonction de résiliation de bail, un outil conçu pour accélérer les procédures d'expulsion tout en protégeant certains groupes vulnérables.

Le paysage des saisies immobilières en Italie connaît une transformation significative suite à l'approbation de la projet de loi d'expulsion, ratifiée par le Conseil des ministres le 4 mai 2026. L'intervention réglementaire introduit une nouvelle procédure, appelée injonction d'évacuation suite à la résiliation du bail, qui vise à réduire le délai nécessaire pour obtenir la restitution d'un bien à l'expiration du contrat ou en cas de situation d'occupation illégale.

Cette mesure est incluse dans le Plan de logement et repose sur un amendement au Code de procédure civile, dans le but affiché de rendre l'exécution plus efficace.

Par cette mesure, les législateurs entendent remplacer la procédure précédente connue sous le nom de Validation de la licence pour la résiliation du bail avec un outil plus rapide, calqué sur l'injonction.

Le législateur autorise le propriétaire ou le bailleur à saisir le tribunal avant même l'expiration du bail, à condition de respecter les conditions prévues par le contrat, la loi ou les usages locaux. Ce mécanisme devrait entrer en vigueur sans délai : ainsi, une fois l'injonction reconnue, elle pourra prendre effet immédiatement après l'expiration du contrat de location.

Comment fonctionne l'ordre de publication

Au cœur de la réforme se trouve la nouvelle procédure permettant au juge d'ordonner rapidement la libération du bien, avec la possibilité de rendre une décision effective dès les quinze jours suivant la requête. Cette procédure s'applique « sans délai et à compter de l'expiration du bail » et, sauf disposition contraire, est immédiatement exécutoire. L'opposition du locataire demeure possible, mais ne suspend pas automatiquement l'exécution : le litige est traité ultérieurement, dissociant ainsi la phase d'exécution des recours juridiques et accélérant la procédure.

Caractéristiques procédurales

D'un point de vue technique, la loi introduit des outils destinés à rationaliser les communications et les procédures d'application. Parmi les nouveautés figurent la simplification des notifications, même lorsque le destinataire est indisponible, et la promotion de l'utilisation de maison numérique Afin d'accélérer et de simplifier la diffusion de l'information, les dispositions prévoient également de redéfinir les délais de règlement des arriérés et de supprimer certaines formalités administratives lors de la procédure d'exécution, dans le but de réduire les obstacles procéduraux qui prolongent actuellement les expulsions.

Domaines d'application et mesures contre les occupations

Cette règle ne concerne pas seulement les contrats de location résidentielle : elle s’étend également à d’autres relations telles que prêt,location commercialeLe projet de loi vise notamment à lutter contre le fermage, le métayage et les occupations illégales. Il prévoit la possibilité d'engager des poursuites sur la base d'actes notariés attestant la propriété, évitant ainsi un jugement préliminaire. Cette option permet d'agir plus efficacement contre les occupants sans titre, en distinguant clairement ces situations des litiges contractuels.

Effets pratiques sur les exécutions

L'introduction de l'acte notarié comme instrument approprié pour engager une procédure d'exécution forcée vise à simplifier la phase initiale des procédures d'expulsion. Concrètement, le propriétaire, muni d'une documentation de propriété formelle, peut obtenir plus rapidement la mainlevée de l'occupation de son bien, ce qui allège les formalités et réduit le délai d'intervention des forces de l'ordre.

Mesures de protection attendues et points critiques

Malgré la volonté d'accélérer le processus, le projet de loi prévoit des garanties pour les personnes vulnérables. Il autorise le report de l'exécution des décisions pendant six mois maximum dans les cas concernant les personnes âgées, les personnes gravement handicapées ou atteintes d'une maladie en phase terminale, et exige, dans les procédures relatives aux logements, le signalement de toute situation de vulnérabilité aux services sociaux afin qu'une aide adaptée puisse être apportée. Ces dispositions établissent un équilibre entre la protection des biens et celle des personnes les plus vulnérables.

Cette mesure a toutefois suscité un vif débat : ses partisans insistent sur la nécessité de fixer des échéances claires pour les propriétaires, tandis que ses détracteurs craignent une réduction des garanties pour les locataires, notamment dans un contexte de difficultés économiques et de pénurie de logements. Le défi politique et social consistera à trouver des solutions opérationnelles qui accompagnent la réforme de mesures en matière de logement et de services d’aide afin d’éviter des conséquences injustes pour les plus vulnérables.